Que les jeux commencent ! Psychologie d’un joueur

Que les jeux commencent ! Psychologie d’un joueur

Les joueurs se distinguent suivant deux catégories. D’un côté, nous avons les ‘true gamers’ ou vrais joueurs en français. De l’autre, nous avons les ‘casuals gamers’ ou joueurs occasionnels. Ce qui les distingue ce n’est pas le support sur lequel ils jouent mais leur mode de consommation du jeu vidéo.

Le vrai joueur

Observons d’abord le ‘true’. Souvent initié très jeune dans les jeux vidéo, il s’investit dans sa passion. Il cherche avant tout un défi, un challenge. Pour lui, le jeu vidéo est un sport à part entière. Il s’intéresse à tout ce qui lui permettra de progresser.

Le ‘true’ est exclusif. Il choisit un jeu et va passer plusieurs heures par jour pour en maîtriser les moindres subtilités. Il se renseigne sur les forums pour connaître l’ensemble des stratégies applicables pour remporter la victoire. Il vise l’élite.

Tel un virtuose, il apprend la moindre technique et la répète ad nauseam jusqu’à la maîtriser à la perfection. Il est ainsi capable d’enchaîner une série d’entrées sur sa manette ou son clavier pour réaliser des mouvements impossibles pour le commun des joueurs. Ses temps de réactions sont proches du 60ème de seconde. 

Sa mentalité est résumé dans le slogan de la société Blizzard ‘easy to learn, hard to master’. Simple à comprendre, difficile à maîtriser. Le ‘true’ a besoin de se comparer. Il veut montrer qu’il maîtrise toutes les subtilités du jeu. 

Sa maîtrise acquise, il peut alors la partager aux autres sur les forums de discussions ou sur sa chaîne. Si le jeu le permet, il participe bien aux compétitions et surveille son classement. S’il se rend compte qu’il ne progresse plus, il devient alors consultant ou il cherche un nouveau jeu où il pourra montrer son talent. 

Joueur occasionnel

A l’opposé, le ‘casual’ voit dans le jeu vidéo un moyen d’évasion comme l’est un film ou un concert. Il est un hédoniste et ne conçoit les jeux vidéo que comme un plaisir. Ce passe-temps occupe son esprit dans les transports ou lors des pauses. 

L’amusement doit être simple et accessible. L’interaction apportée ne doit pas être complexe. Chaque action doit amener une réaction immédiate. Les jeux qui demandent un timing ou des manipulations complexes ne l’intéressent pas. Il n’est pas là pour souffrir, OK. La session de jeu est courte. A tout moment, il peut passer à une autre activité. 

Il voit aussi dans les jeux vidéo une extension du cinéma ou de la littérature. Un jeu se parcourt comme un livre. Il enchaîne les actes comme il tourne les pages, à condition que l’action ne soit trop dense. L’influence de ses choix sur l’histoire est un plus.

Son mode de consommation épisodique l’amène vers des jeux disponibles sur téléphone portable. Mais il peut aussi jouer sur ordinateur ou sur console si le jeu n’est disponible que sur ces supports. 

Et vous ?

La frontière entre les deux n’est pas stricte. Un joueur occasionnel peut devenir un ‘true’ suite à la découverte d’un titre attrayant. Inversement, le vrai joueur peut se lasser de son jeu. A forcer de passer 8 heures par jour, il frise l’overdose. Et le regard sur sa vie peut l’amener à changer radicalement et oublier ce monde virtuel. 

Si certains jeux sont marqués ‘casual’ et d’autres ‘true’, la frontière est mince. Un vrai joueur peut trouver de l’intérêt pour un jeu casual. Ainsi, il essaiera de battre des records là où rien n’existait. Cela a entraîné la création de speedruns et de TAS. L’inverse n’existe pas. Jamais un joueur casual ne se fatiguera sur un jeu trop exigeant. 

Bien sûr, ces deux profils sont extrêmes. La plupart des joueurs se situent entre les deux. Et vous qui jouez, où vous situez vous sur cette ligne ?

Les commentaires sont clos.