Réseau : étage 4

Réseau : étage 4

Bienvenue au 4ème étage. Désormais, nous ne parlerons plus des éléments physiques de l’échange d’un message mais uniquement de problématiques logiques. Les étages inférieurs se sont chargés des questions physiques. 

Le premier élément qui me vient pour présenter le 4ème étage d’un réseau est le numéro de port. Comment le décrire ? L’adresse IP est comparable à une adresse postale. Le facteur remet votre enveloppe dans la bonne boîte aux lettres. Il peut y avoir plusieurs destinataires à l’adresse indiquée. Il faut donc trouver le service qui va traiter votre message. C’est à cela que sert ce numéro de port. 

Quelque soit les serveurs, les services qui résident sont toujours aux mêmes emplacements. La messagerie (SMTP)  se place au port 25. Le fournisseur de pages web (HTTP) se place au port 80 pour les échanges non sécurisés et au port 443 pour les échanges sécurisés. L’horloge parlante (NTP) attend au port 123. Pour le client, le numéro de port est attribué à la volée. L’étage transport du client indique donc à son destinataire sur quel port répondre. 

Un ordinateur utilise des services (des applications) pour échanger des informations avec d’autres ordinateurs. L’objectif du 4ème étage est donc d’assurer la communication de bout-en-bout entre nous et le service distant que nous interrogeons. L’enjeux de cet étage n’est pas d’établir un lien physique mais d’assurer la logique de l’échange. 

Trouver le service destinataire de notre demande en est un. D’autres contraintes peuvent arriver. Si notre message est trop volumineux, il sera rejeté au 3ème étage. La couche transport va donc découper notre message et donner les éléments à la couche transport du destinataire pour que celui-ci reconstitue le message.

Par exemple, nous envoyons une vidéo. La couche transport va découper et confier chaque paquet aux couches inférieures. Chaque paquet peut passer par des chemins différents sur Internet. Mais quoi qu’il arrive, tous les paquets arriveront au bon destinataire et la vidéo sera reconstituée. Bien sûr, si un des paquets est perdu, la couche transport de l’émetteur se chargera de le retransmettre. 

Il existe de nombreux protocoles à l’étage transport. Le plus connu est le TCP (Transmission Control Protocol). Il est presque aussi connu que le protocole IP. Et pour cause, ces 2 protocoles sont à la base d’Internet et sont utilisés ensemble. 

TCP est un protocole très formel. Il s’assure que son destinataire est disponible avant d’échanger avec lui. Il attend que son destinataire confirme qu’il a bien reçu les messages. À la fin de l’échange, il l’informe qu’il a terminé. Ainsi, TCP est utilisé par de nombreux services pour sa fiabilité. Mais, cette fiabilité à un coût. Lorsque vous écoutez la radio, le speaker ne va pas attendre votre confirmation pour continuer à parler. 

Il existe donc des protocoles de transports moins formels pour traiter ce type de besoin. Parallèlement au TCP s’est créé le protocole UDP (User Datagram Protocol). Ce dernier est utilisé pour des échanges légers ou des échanges qui tolèrent l’échec. Il se révèle donc plus rapide que le TCP. L’erreur est alors corrigée aux étages supérieurs. 

Il existe des protocoles de Transport bien moins performants qui inventeront des excuses sur la perte ou l’arrivée en retard et mauvais état de nos colis, mais j’ai décidé de ne pas parler des protocoles GLS, UPS ou DPD. 

Les protocoles du 4ème étage se chargent de transmettre les messages complets émis entre les applications. C’est pour cela qu’ils sont nommés ‘Transport’. 

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