Aventures

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Combien faut-il de personnes pour créer un jeu vidéo ? Il y a 40 ans, la réponse était un informaticien dans un garage. Il faut dire qu’à l’époque, les sprites étaient limités à quelques paquets de pixels, la musique réduite à une série de bips et les interactions contrôlées sur 4 directions et un bouton dans le meilleur des cas. A l’époque, le public était moins regardant

Oui, il y a 40 ans, une personne seule pouvait créer un jeu vidéo. Mais je ne pense pas qu’on puisse être nostalgique de cette époque. Et pour cause, qui a envie de rejouer à ces jeux ? Même si les consoles rétros sont mises en avant dans les Fnac, personne n’a envie d’acheter une mini-Atari pour jouer à des jeux rétros comme Pong, Pacman ou Pitfall pour ne citer que les meilleurs. 

Le premier métier auquel on pense pour créer un jeu vidéo est bien le développeur informatique (guerrier/paysan). Lui seul connaît les langages pour transformer un appui sur une touche de la manette en action retranscrite en temps réel à l’écran. Mais, comme tout bon personnage de jeux de rôle, seul, il n’a pas toutes les compétences pour finir sa création si celle-ci est un peu ambitieuse. 

Il lui faut recruter d’autres partenaires dans cette aventure vidéoludique. La première chose que l’on remarque dans un jeu, ce sont les graphismes. Piocher des sprites dans des bibliothèques c’est bien mais cela donne l’image d’un énième fan-game. Une elfe (infographiste) sera parfaite pour créer une ambiance graphique cohérente et agréable (à moins d’être nain). Elle définit sprites, éléments d’arrière-plan et menus. 

C’est un bon début. Maintenant, il faut trouver un barde (ingénieur du son). Comme sa collègue, il crée une atmosphère propre au jeu avec des musiques et des bruitages toujours cohérents par rapport à l’action. Les meilleurs bardes créent des musiques qui sortent du cadre du jeu. Ainsi, certains thèmes nous replongent dans nos parties des années après avoir arrêté de jouer.

Si notre héros maîtrise les éléments basiques d’un jeu, il lui manque cependant des compétences dans des domaines très spécifiques. Une magicienne (ingénieur spécialisé) peut l’aider à appréhender le dernier moteur graphique, une autre plateforme technique (console/smartphone/pc) ou  les réseaux pour un jeu multi-joueur. 

Avoir des idées c’est bien. Parfois, demander l’aide d’un scribe (scénariste) permet de les magnifier. Petit conseil de ma part, le récit initiatique est le scénario le plus efficace (et le plus répandu). Il permet au joueur de s’approprier plus facilement un jeu. 

Bien sûr, il faut quelqu’un pour assurer le support logistique et gérer les finances. Un nain (comptable) sera recruté pour assurer que le budget financier ne soit pas dépassé et que la caisse des donjons ne soit pas oubliée lors du paiement de l’équipe au cours de la mission. Notre héros devra parfois arbitrer entre l’avarice du nain et les dépenses originales de l’elfe. 

Il ne manque qu’un paladin (commercial) qui représentera le projet auprès des investisseurs et le fera connaître, avec le renfort du barde, dans les nombreux villages (et tavernes) de notre royaume. Vous pouvez créer le meilleur jeu du monde, si personne n’est au courant, c’est comme s’il n’existait pas. 

L’équipe créée, il est tant de se mettre au travail. Je n’ai décrit ici que des rôles. Plus un jeu vidéo sera ambitieux et plus il faudra du monde. Mais c’est parce que des équipes pluri-disciplinaires se sont créées que les jeux vidéos ont progressé et sont devenus un domaine à part entière. 

Il suffit parfois d’une petite équipe bien équilibrée pour que des jeux innovants apparaissent. La scène indé regorge de chefs-d’œuvre créés par une bande de potes dans un garage. Alors compagnons, si vous avez une quête, créez une bonne équipe avant de partir à l’aventure.

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